Facel, Hispano-Suiza, Voisin, Talbot-Lago, Bugatti, Delage, Delahaye

Tant de noms qui ont contribué à créer l’histoire de l’automobile française, et qui ont disparus.

Et pourtant en voyant l’automobile d’aujourd’hui, il est évident que le luxe à la française manque cruellement.

L’objectif, dont ce site n’est qu’un support de communication, est de recréer la marque Delahaye afin de proposer sur le marché automobile une véritable offre associant innovation technologique et savoir-faire français en matière d’ultra-luxe capable de surpasser les références anglaises actuelles

4 Comments
  • PERCY Jean-Pierre
    juillet 9, 2015

    Je suis persuadé qu’il existe sur le marché automobile une « niche » permettant de faire revivre la marque DELAHAYE. Pour cela, sept conditions au moins doivent, à mon sens, être remplies:

    1) S’appuyer adroitement sur le prestige de la marque (luxe et sport) encore bien présent, notamment aux Etats-Unis, pour proposer un produit fidèle aux atouts du passé (élégance du « fait main » à la Française) et apportant les avantages de même que les performances des véhicules les plus modernes. La noblesse des solutions techniques, l’esthétique de la carrosserie et le soin apporté à la finition sont les trois objectif-clés. Il ne s’agit pas de proposer une Porsche ou une Aston-Martin à la sauce française, mais une véritable et originale DELAHAYE, capable de séduire les étrangers au même titre que nos produits de luxe.
    2) Produire en France (cf. l’exemple de Bugatti à Molsheim) en mariant les techniques les plus sophistiquées de conception, de fabrication, de logistique, et de qualité, adaptées à des productions ne dépassant pas au mieux un millier de véhicules par an.
    3) Justifier un prix de vente élevé par une communication de classe, un produit et un service exemplaires destinés à une clientèle particulièrement exigeante.
    4) Assurer la prospérité et la pérennité de la firme par la maîtrise des coûts, en faisant largement appel à une sous-traitance dûment contrôlée et accréditée et en limitant autant que faire se peut le rôle de la firme à l’assemblage d’ensembles prêts à monter, fournis en juste-à-temps, voire en production synchrone.
    5) Cibler une fiabilité et une maintenabilité de premier ordre, aptes à compenser un réseau nécessairement peu développé. Prévoir un programme et des opérations de maintenance assurant un entretien qui soit à la portée d’un grand nombre d’ateliers.
    6) Contrairement aux mauvaises habitudes de l’industrie française, viser dès le début les marchés d’exportation les plus intéressants (Etats-Unis, Allemagne …) et conclure avec ces pays les partenariats donnant à la firme les moyens correspondant à ses ambitions.
    7) Concevoir, comme au temps de la 135, des véhicules capables, sans modification notable, de participer à des épreuves sportives aussi proches que possible, des conditions d’utilisation accessibles à une clientèle sportive (rallyes, épreuves sur circuit …) Faciliter dans toute la mesure du possible la participation de clients à ces épreuves.

  • LeChef
    juillet 9, 2015

    Bonjour Jean-Pierre,
    Merci de votre commentaire, vous êtes le premier sur ce site qui est une pour moi une première étape dans la longue mission que je me suis fixée : faire renaitre Delahaye
    1) Je suis complètement d’accord avec vous, la marque bénéficie encore d’un certain prestige, et les carrosseries qui y sont associées créent un véritable engouement à chaque apparition. Le passé prestigieux de Delahaye doit aider la renaissance de la marque par la communication, l’organisation d’événements ou de rassemblements.
    Le but est vraiment de faire un véhicule exceptionnel à la fois sur le plan technique et sur le plan « artistique » (design, habitacle, matériaux)
    2) Evidemment qu’il faut produire en France, la France est synonyme de luxe et d’exception, c’est précisément la cible visée pour Delahaye
    3) La cible étant des véhicules de grand luxe et de grandes performances, il faut évidemment un service irréprochable. Quant à la communication elle doit être à l’avenant
    4) Le recours massif à la sous-traitance est de toutes façons inévitable dans le monde automobile. Il faut s’appuyer sur les équipementiers. Mais ce recours à la sous-traitance ne doit pas impliquer de laisser le savoir-faire à d’autres sociétés. La plus value de la marque doit rester dans les mains de la marque, et elle ne doit pas se créer de dépendances vis-à-vis des sous-traitants.
    5) La fiabilité est indispensable mais la réparabilité simple me parait difficile par les temps de haute intégration électronique. Il me parait plus efficace (mais pas moins cher) de proposer des réparateurs qui se déplacent. Et en plus ça colle vraiment avec le côté exclusif de la marque.
    6) Une marque de luxe automobile ne peut que viser dès l’origine le marché mondial. Le marché européen, et encore plus français est vraiment trop étriqué pour des véhicules aussi exclusif. Ceci dit un marché qui pourrait être porteur au démarrage de la marque est le marché des grandes berlines des palaces.
    7) Quelques épreuves pour commencer : carrera panamericana, Pikes Peak, Tour Auto. L’arrivée de la marque doit être accompagnée immédiatement par le sport. Le châssis doit être très proche de la compétition, mais doit aussi evoluer avec la compétition, comme le 135 S, le 135 MS

    Une chose qui de mon point de vue est importante : la variété de carrosserie sur le même châssis. Celà permet aux clients d’avoir un véhicule unique, et donc apporte une valeur d’attrait indéniable. Mais ça crée une contrainte technique très forte.

    En tout cas merci de votre contribution, ça fait avancer mon projet.

    • PERCY Jean-Pierre
      juillet 9, 2015

      Merci pour votre réponse très développée.

      Je crois très sincèrement à l’utilité de sortir des sentiers battus, d’échapper à la routine propre aux constructeurs automobiles actuels et de découvrir ou d’emprunter à d’autres secteurs des principes innovants.

      Juste un mot, donc, sur la maintenabilité électronique. Le problème s’est déjà posé dans d’autres domaines que l’automobile – l’armement je crois, entre autres – et a trouvé sa solution: les composants sont traités comme des micro-tiroirs indépendants. Lorsque l’un d’entre eux subit une panne, une DEL s’allume sur le composant fautif. Il suffit de l’extraire et de le remplacer par un autre, ce qui n’exige aucune compétence particulière. Le tiroir défaillant est expédié au constructeur qui le met à neuf et l’affecte au stock de pièces détachées disponibles.

      Bon courage. J’ai fait carrière dans l’industrie et si je peux vous être utile …

      Bien cordialement

      • LeChef
        juillet 11, 2015

        Je suis aussi dans l’industrie, et j’ai travaillé quelque temps pour un constructeur automobile.
        Je continue mon chemin.
        Cordialement

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